Maxim Kantor — L’Europe face au bandit russe | Московские прихожане храма Новомучеников и Исповедников Российских читают, принимают к сведению…

Maxim Kantor — L’Europe face au bandit russe

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Очень важный текст о сути имперского фашизма в России и месте лже "демократов" в российской иерархии власти в 90-е и 00-е годы --- в правом ряду рядом с БАНДИТАМИ И ЧЕКИСТАМИ .
Мои тезисы в связи с этим
--- именно чекисты под-наняли себе лже-"демократов" (типа Е.Гайдара или Чубайса с Кириенко и т.д. ) для проворачивания криминальной операции "КГБ украло Россию" и для последующего разворота к фашизму и террору под прикрытием "либерасты всё украли". При этом КГБ-олигархи одновременно оплачивали демократов и совместно с чекистами организовывали криминал в РФ . Этот союз КГБ а агентуры в дем-движении разрушил все перспективы демократических реформ в РФ и полностью отвернул россиян от демократических идеалов .
Некоторые выходцы из гебешно-агентурной псевдо-"демократической" среды и сегодня ПЛЮЩЩАТ МОЗГ остаткам демократ ически-думающих россиян .
-- ВЫВОД 1 : в России чекисты успешно имитировали (сфальсифицировали ) демократическое движение и РАЗДАВИЛИ настоящие ростки демократии.
-- ВЫВОД 2 : демократическое движение в РФ надо создавать с НУЛЯ, отвергнув гебешных разводил с этого сегмента политики

Maxim Kantor est un peintre et écrivain russe. Dans les années 1980, il fonde le collectif de peintres Krasny Dom (La Maison rouge) et, en 1997, il représente la Russie à la Biennale de Venise. En 2006, il publie le pamphlet Manuel de dessin sur la Russie postsoviétique, dans lequel il fustige l'apparition de la nouvelle intelligentsia libérale. Son dernier romanFeu rouge est paru le 7 janvier chez Louison éditions. Tribune.

1/ Le pire n'est pas tant Poutine, les réfugiés ou la Syrie que les aberrations du discours politique.

La pensée européenne a fini par confondre les notions de « gauche » et de « droite ».

2/ La rhétorique européenne de l'après-guerre a dilué la « droite » et la « gauche » parce que la démocratie occidentale était confrontée à l'Union soviétique « empire socialiste », qui comprend deux contraires incompatibles.

Et, dans sa confrontation avec l'URSS, l'Occident a usé tour à tour d'arguments « de gauche » et « de droite ». L'URSS pratiquait à la fois le colonialisme (de droite) et la caserne des égaux (« de gauche »). De plus, l'Europe démocratique avait pour autre ennemi le fascisme. La démocratie a donc dû faire face aux rouges et aux bruns. Le fait de tenir tête aux deux monstres agrégeait tous les arguments. Arendt (à l'instar de Popper) a ramené le communisme (i.e. l'égalité) et le fascisme (l'inégalité) à une seule définition : « totalitarisme ». Ainsi, en critiquant l'URSS par « la gauche » pour son intervention en Tchécoslovaquie, un Européen se retrouvait « à droite » au regard de l'égalité proclamée en Union soviétique. Le peuple russe considérait la démocratie comme un régime bourgeois donné pour de l'égalité.

3/ Au concept de « démocratie » l'Occident a substitué celui de « civilisation occidentale ».

La démocratie occidentale a agi face au monde, non comme un mentor politique, mais comme un projet de civilisation face à la barbarie. Elle n'a pas apporté de doctrines politiques aux autres pays (l'égalité devant la loi, l'exterritorialité de l'individu autonome), mais une expérience culturelle : l'effet européisant des institutions économiques.

4/ Traditionnellement, la démocratie en Europe défend les pauvres contre les riches ; la démocratie russe s'est mise à défendre les riches contre les pauvres.

Les démocrates de Russie se sont rangés « à droite », dans l'oligarchie financière, tandis qu'à l'Ouest les « démocrates » étaient plutôt « de gauche ». De son côté, l'Occident apprenait à la Russie à devenir l'Occident, mais pas à rejeter le servage. D'où le ressentiment du peuple russe à l'encontre de la démocratie : au lieu d'une conscience communautaire, on lui a inoculé des principes « occidentaux » de spoliation.

5/ La recette de civilisation donnée à la Russie par l'Occident consistait à assimiler la démocratie aux lois du marché. Les perdants du marché se voyaient exclus de la société démocratique.

Voilà qui a fait le terreau de l'autoritarisme : les pauvres ont attendu la dictature comme remède à la violence du marché. Curieusement, ceux qui en appellent au stalinisme sont les plus riches, démiurges de la nation. Et celle-ci leur pardonne leur richesse. Ce qu'on ne pardonne pas, c'est l'alliance de la richesse aux slogans démocratiques. Le marché et la démocratie ont été mariés pour accélérer l'instruction des barbares, bien qu'un tel mariage, dans la civilisation occidentale, ne soit pas systématique. En Europe, le marché a existé bien avant la démocratie et en dehors d'elle. Il n'est pas l'idéal de la démocratie.

6/ La démocratie n'est pas forcément la République.

Dernièrement, la notion de « démocratie » se voit souvent supplantée par celle de « République ». En réalité, la démocratie n'augure pas de libertés à l'individu. Kant (Vers la paix perpétuelle) distingue trois formes : autocratie, aristocratie, démocratie, avec, dans chacune d'elles, deux modes possibles de gouvernement – le despotisme et la république – où l'exécutif et le législatif sont séparés (et non corrompus par l'intérêt politique). Les pays occidentaux de l'après-guerre ont construit des « républiques démocratiques ». Ils exportaient des despotats démocratiques et en appelaient à une démocratie abstraite – inexistante.

7/ L'histoire des dernières années de la Russie est celle de la lutte fictive de libéralisme contre le patriotisme. Jouer à l'opposant, feindre une fronde des barons, ce n'était là qu'une seule tête du dragon avant l'apparition d'une seconde tête.

En vérité, le régime autoritaire russe est un argument ultime dans la guerre féodale intestine. Mais les « libéraux » russes, de bonne foi, ne veulent pas admettre qu'ils ont eux-mêmes créé ce monstre auquel ils n'ont rien à opposer. Et l'Europe pense sincèrement qu'elle a donné le remède à la Russie : comment devenir civilisé ; mais que celle-ci n'a pas retenu la leçon. Ce qu'on enseignait, c'était le féodalisme.

8/ Le nouveau système féodal russe est le produit d'une confusion européenne.

À la place de l'antipathique apparatchik communiste, l'Europe s'est résignée à l'apparition en Russie d'un système féodal nouveau : un bandit à la rhétorique démocratique. On a imposé la privatisation pour balayer la propriété socialiste. Le démocrate occidental savait pertinemment qu'il avait pour partenaire plus qu'un simple bandit : un néo-féodal. Au socialisme de caserne, il a préféré le néo-féodalisme. Le principal ressentiment de Poutine à l'égard de l'Occident est qu'en toute bonne foi il ne comprend pas pourquoi deux féodaux devraient se quereller. Tu donnes le fouet à tes paysans, et moi aux miens. Où est le problème ?

9/ Résultats de la lutte pour la civilisation : la gauche occidentale est à droite et la droite a pris sa place.

Les démocrates occidentaux (on pourrait dire « la gauche ») ont soutenu les corporations internationales destructrices d'États socialistes totalitaires. Ce faisant, ils se sont retrouvés « à droite » par rapport à la population démunie de ces pays. La population paupérisée du tiers-monde (et de la Russie) est devenue une classe internationale pauvre qui, pour échapper à une misère internationalement justifiée, s'est retournée vers l'idée nationale. Ainsi l'idée nationale est-elle devenue une idée d'affranchissement, la « reconquista nationale » étant désormais assimilée à la révolution prolétarienne. Et la place libérée par la « gauche » a été occupée par les nationalistes « de droite ».

La conscience nationaliste des Russes (lésés en tant que nation, leur martèle-t-on) est présentée comme une aspiration à la justice sociale. Le nationalisme a supplanté le socialisme, et la renaissance de l'empire est vue comme une forme de lutte anticapitaliste. La population de la Russie s'appauvrit, les oligarques s'enrichissent, mais les pauvres ralliés au Kremlin par l'idée de la « justice nationale » croient voir renaître le socialisme. La nation devient un refuge face à la misère internationale. À l'égard de la population française considérée comme « opprimée », Marine Le Pen a joué le rôle d'un politique de gauche. Et l'islam est devenu pour le capitalisme occidental la « religion des opprimés », comme naguère le christianisme. La « gauche » elle-même a fait la place à « la pensée de droite ».

Même culbute politique en Russie, où « conservateurs » et « nationalistes » « pro-empire » se sont tournés vers le peuple qui a reconnu dans la « droite » ce qu'il voyait traditionnellement dans la « gauche ». L'alliance de Poutine avec Le Pen n'est pas fortuite. Pour un nationaliste russe, être vraiment à gauche, aujourd'hui, c'est être de droite.

10/ Ce qui a le plus souffert dans l'histoire actuelle, c'est l'idée de la République européenne : la liberté, l'égalité et la fraternité scellées par la loi.

La gauche européenne s'imagine que les séparatistes du Donbass se battent contre le capitalisme international ; eux-mêmes se disent pour le socialisme. Ils ont inscrit le mot « République » sur leur drapeau, mais avec l'aigle impérial à deux têtes, et leur agression se fait au nom de l'Empire russe nouveau. Ce sont des brigades internationales nationalistes en guerre pour Franco. Cette salade politique est grosse d'une fascisation de l'Europe.

11/ L'Empire russe saisira la moindre occasion pour morceler l'Europe en États nationaux, comme toujours. Il ne peut exister qu'en la présence d'une Europe éclatée et composite. Mais la Russie est aidée par l'islam qui est devenu la religion des opprimés à la place du christianisme.

12/ Une solution européenne pour les réfugiés traduirait la vitalité du christianisme à l'égard de l'islam.

Si l'islam devient une religion des opprimés et le christianisme, une idéologie du marché démocratique, alors la nationalisation des États et le fascisme sont inévitables en Europe. Si l'Europe fédérale (idéal de Kant) se montre capable de contrecarrer l'empire de gauche et d'accueillir les réfugiés, la guerre européenne est impossible. L'Europe nationaliste porte la guerre en son sein. En prouvant que le principe chrétien de l'humanité demeure celui de la démocratie européenne et de la négation de l'oppression, l'Europe n'abandonnera pas cette fonction à l'islam.

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/maxim-kantor-l-europe-face-au-bandit-russe-04-03-2016-2022812_420.php
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Европа смирилась с появлением в России новой феодальной системы - "бандита" с демократической риторикой, пишет российский художник и писатель Максим Кантор в Le Point.

"Худшее - это не столько Путин, беженцы или Сирия, сколько искажение политического дискурса", - считает Кантор. В послевоенной европейской риторике понятия "левого" и "правого" смешались, потому что западная демократия противостояла "социалистической империи", сочетающей в себе две несовместимые противоположности.

На смену концепции "демократии" пришло понятие "западной цивилизации". "Западная демократия действовала по отношению к миру не как политический наставник, но как цивилизационный проект, противостоящий варварству. Она давала другим странам не политические доктрины, а культурный опыт, являющийся следствием европеизации экономических институтов", - пишет Кантор.

"Традиционно демократия в Европе защищает бедных от богатых, российская же демократия взялась защищать богатых от бедных, - продолжает писатель. - Российские демократы расположились "справа", среди финансовой олигархии, тогда как на Западе демократы были скорее "слева". Запад, со своей стороны, научил Россию, как стать Западом, но не научил, как избавиться от рабства. Отсюда обида российского народа на демократию: вместо общинного сознания ему навязали "западные" грабительские принципы".

"Рецепт цивилизации, данный России Западом, заключался в приравнивании демократии к законам рынка. Проигравшие на рынке оказались исключены из демократического общества, - пишет далее Кантор. - Так появилась благодатная почва для авторитаризма: бедные ждали диктатуры как спасения от жестокости рынка. Любопытно, что к сталинизму апеллируют наиболее богатые, демиурги нации. И нация прощает им богатство. Но союз богатства с демократическими лозунгами непростителен. Рынок и демократию объединили, чтобы ускорить просвещение варваров, хотя такой союз в западной цивилизации не является обязательным. В Европе рынок существовал задолго до демократии и вне ее. Он не является идеалом демократии".

Российская история последних лет представляет собой историю фиктивной борьбы либерализма с патриотизмом, полагает Кантор. "На самом деле российский авторитарный режим - последний аргумент в феодальной междоусобице. Однако российские "либералы" не хотят признать, что они сами создали чудовище, которому им нечего противопоставить. А Европа искренне считает, что снабдила Россию рецептом, как стать цивилизованной, но Россия не усвоила урок. А ее учили феодализму".

Новая российская феодальная система - результат европейского замешательства, убежден автор. Европа смирилась с тем, что в России вместо вызывающего антипатию коммунистического аппаратчика появилась новая феодальная система: бандит с демократической риторикой. "Ей навязали приватизацию, чтобы избавиться от социалистической собственности. Западная демократия прекрасно понимала, что ее партнером был не простой бандит, а неофеодал. Казарменному социализму она предпочла неофеодализм. Главная обида Путина на Запад объясняется тем, что он искренне не понимает, почему феодалы должны ссориться".

В такой борьбе за цивилизацию западные демократы (можно сказать "левые") поддерживали международные корпорации, разрушавшие тоталитарные социалистические государства, и тем самым оказывались "справа" по отношению к обездоленному населению этих стран. Обнищавшее население стран третьего мира (и России) стало международным бедным классом, который, чтобы избежать международно оправданной нищеты, вернулся к национальной идее. Поэтому теперь национальная идея ассимилировалась с идеей пролетарской революции, а освобожденное "левыми" место заняли "правые" националисты.

Националистическое сознание россиян, продолжает Кантор, представляется как стремление к социальной справедливости. "Национализм сменил социализм, а возрождение империи воспринимается как форма антикапиталистической борьбы. Население России беднеет, олигархи богатеют, но бедные, сплоченные вокруг Кремля идеей "национальной справедливости", верят, что возрождается социализм. Нация превращается в убежище от международной нищеты", - пишет автор статьи.

Главной жертвой нынешней истории оказалась идея европейской республики: свобода, равенство и братство, скрепленные законом, считает Кантор. "Европейские левые воображают, что сепаратисты Донбасса борются с международным капитализмом, сами они говорят, что борются за социализм. На их знаменах написано слово "республика", но рядом - двуглавый имперский орел, а их агрессия вершится во имя новой российской империи. Это международные националистические бригады, воюющие на стороне Франко. Такая политическая мешанина чревата фашизацией Европы", - убежден автор.

"Российская империя ухватится за малейшую возможность расколоть Европу на национальные государства, как это было всегда. Она может существовать лишь в присутствии расколотой и многосоставной Европы. На помощь России приходит ислам
( прим. тут имеется в виду "на помощь" Кремлю для раскола ЕС в негативном свете . Т.е. Кремль эксплуатирует ислам в своих политических интересах ) ,
ставший вместо христианства религией угнетенных", - пишет Кантор.

*** Решение кризиса с беженцами покажет, насколько жизнеспособно христианство перед лицом ислама. "Если ислам станет религией угнетенных, а христианство - идеологией демократического рынка, национализация государств и фашизм в Европе неизбежны. Если федеральная Европа окажется в состоянии воспротивиться левому империализму и принять беженцев, европейская война будет невозможна", - убежден автор статьи.

*** Коммент : тут имеется в виду , что если угнетённые мусульмане столкнутся с христианскими капиталистическими отношениями , это приведёт к межконфессиональной войне и к резкому росту взаимного национализма (для ЕС это может закончиться фашизмом ).
При этом "ЛЕВЫЙ ИМПЕРИАЛИЗМ" -- ЭТО ИМПЕРИАЛИЗМ ЧЕКИСТОВ , ИСПОЛЬЗУЮЩИХ БЕДНЫХ МУСУЛЬМАН ДЛЯ СВОЕГО ГИБРИДНОГО ИМПЕРИАЛИЗМА .
Автор видит выход так : Если Европа устоит перед гибридной "беженской атакой КГБ" и сможет грамотно принять беженцев (естественно с учётом политической , экономической безопасности ) , то будет мир в ЕС .

Источник: Le Point

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